La démarche Qualité de Vie au Travail permet d’accroitre la performance globale de l’entreprise et le bien-être professionnel de ses collaborateurs. Mais de quoi s’agit-il ? Quel est son rôle ? Pourquoi mettre en oeuvre une démarche QVT ? Je vous explique tout.
La démarche Qualité de Vie au Travail (QVT), en quelques chiffres :
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des salariés ressentent une accélération du rythme de travail
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rencontrent des difficultés pour concilier vie professionnelle et vie personnelle
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des maladies professionnelles sont liées aux troubles musculo-squelettiques (Dares 2016)
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des salariés affirment avoir été victimes d’un burn-out (Viavoice/Harmonie Mutuelle 2017)
La Qualité de Vie au Travail (QVT) : un enjeu clé pour l’entreprise
Les troubles liés à une inadéquation entre l’individu et son travail sont en augmentation. De nouveaux malaises émergent, comme le bore-out (ennui au travail) et le brown-out (perte de sens), impactant directement la motivation et l’engagement des salariés. Cette situation représente un coût croissant pour les entreprises.
En 2018, l’indice du bien-être au travail estimait à 3 340 € par salarié le coût du désengagement en France. Selon le baromètre Ayming 2017, le taux d’absentéisme atteignait 4,72 %, soit 7 % de la masse salariale. Pourtant, une démarche QVT permettrait de réduire ces dépenses de 25 % (OpinionWay, 2018).
Au-delà de la simple réduction des coûts, renforcer la cohésion d’équipe et l’engagement des salariés favorise une mobilisation plus forte des compétences et accroît la performance globale. En ce sens, 82 % des dirigeants et employés estiment que la santé au travail a un impact positif sur la productivité (Vivavoice/Harmonie Mutuelle, 2017).
La motivation au travail repose sur des éléments essentiels : le sentiment d’utilité, l’efficacité et la reconnaissance des compétences. À une époque où la recherche de sens est omniprésente, il devient indispensable de replacer l’humain au cœur de l’entreprise et de le considérer comme un véritable levier de performance, et non comme une simple charge financière.
L’ANACT le souligne : la QVT « renforce non seulement l’efficacité des transformations, mais aussi l’engagement des salariés et le respect des obligations sociales de l’entreprise ».
D’ailleurs, la loi Rebsamen de 2015 a inscrit la QVT au centre du dialogue social, en intégrant des mesures essentielles comme la prévention des risques psychosociaux (RPS), le droit à la déconnexion, ou encore la régulation des outils numériques.
Mais au-delà du cadre légal, la QVT doit être un choix stratégique, au même titre que la prévention des RPS. C’est un enjeu transversal, qui impacte aussi bien le climat interne que l’image de l’entreprise et son attractivité auprès des talents.
Comme le rappelle Yannick Liberi :
« Sur les réseaux sociaux, les salariés évaluent leur entreprise en fonction du management, de la QVT et de la marque employeur. Attirer de nouveaux talents est essentiel, mais encore faut-il savoir les fidéliser. La QVT ne doit pas être une action ponctuelle, mais un engagement au quotidien. » (Risques psychosociaux et Qualité de Vie au Travail, sous la direction de Frédéric Chappelle, 2018).
Investir dans la QVT, c’est donc gagner en expertise, améliorer sa compétitivité, réduire le turn-over et l’absentéisme, tout en répondant aux obligations légales. Alors, comment intégrer efficacement la QVT dans votre stratégie d’entreprise ?
La QVT : près de 50 ans et toujours un enjeu central
Reprenons un instant les notions de qualité de vie au travail (QVT), d’expérience salarié et de bien-être au travail.
La QVT est apparue en France dans les années 70, en lien avec les problématiques de surcharge de travail et de surinvestissement professionnel. Elle concerne avant tout les conditions de travail collectives, tandis que le bien-être au travail s’attache davantage au ressenti individuel et à l’épanouissement personnel.
L’expérience salarié, quant à elle, s’inscrit dans la marque employeur. Elle se situe à la croisée des chemins entre la QVT et la qualité du management de proximité (QDMP), un élément clé sur lequel nous reviendrons.
Ces notions sont souvent traitées séparément. Pourtant, peut-on réellement parler de QVT sans inclure le bien-être individuel ou la qualité du management de proximité ?
L’ANACT définit la QVT comme « les actions permettant de concilier l’amélioration des conditions de travail des salariés et la performance globale des entreprises, en particulier lors des transformations organisationnelles ». De son côté, Yannick Liberi résume ainsi cette approche : « La QVT rassemble les actions qui permettent d’améliorer à la fois les conditions de travail et la performance de l’entreprise » (Risques psychosociaux et Qualité de Vie au Travail, sous la direction de Frédéric Chappelle, 2018).
Alors, quels sont les bénéfices concrets d’une démarche QVT ? Et surtout, comment l’intégrer efficacement dans des organisations déjà confrontées à de nombreux défis ?
Les 7 piliers de la démarche QVT :
Mettre en place une démarche Qualité de Vie au Travail au sein de votre entreprise semble désormais être une évidence. Cependant, la démarche n’est pas toujours innée et beaucoup de questions se pose pour la mettre en œuvre. Pour vous aider, je vous ai rédigé un second article sur le sujet de la QVT afin de vous aiguiller dans votre projet : Quels outils, quelles réflexions, quels freins pour mettre en place une démarche Qualité de Vie au Travail ?

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